Un an de coaching

Mon premier jour avec Manon, je pèse 83 kg, je n’arrive plus à m’assoir par terre et à me lever toute seule, je ne peux plus courir. Je suis triste dans mon cœur et j’ai besoin d’être aidée pour me remettre en forme. Je démarre une  remise en forme avec Manon. Ce jour là je ne sais pas où je vais.

Je veux aller mieux.

C’est en Octobre 2019, j’ai passé un été en famille et je rentre à Antibes avec unsentiment de tristesse de n’avoir pas pu partager un pique nique avec mon neveu comme je l’aurais voulun n’arrivant ni à m’assoir par terre, ni à me lever, j’aurai passé cette journée de retrouveille à faire des allées-retours car même la position debout statique m’est pénible. Je ne supporte que la position assise sur une chaise, debout en marche ou allongée.

J’ai également passé une après-midi avec un copain sur sa planche de paddle à profiter de la vue sur la mer, du plaisir de la glisse, sans toutefois arriver à me mettre une seule fois debout. Le paddle se pratique debout sur la planche et moi je ne peux que rester assise et encore, je dois changer très souvent mes jambes de position car mes genoux me font mal.

J’en ai marre d’être lourde.

Quand je vais à mon premier coaching à la plage mon objectif est simple :

  • retrouver ma capacité à m’assoir et me lever du sol
  • arriver à courir ne serait-ce que 5mn
  • perdre du poids pour me sentir plus belle

Ma coach mesure mon corps, mes mollets, mes cuisses; mes hanches, ma taille, ma poitrine et mes bras. Elle consigne toutes ses mesures dans un tableau qu’elle mettra à jour tout au long de cette année passé à travailler sur ma remise en forme.

Les premières séances, je fais exactement ce qu’elle me demande. Je ne cherche pas du tout à comprendre ni à juger ce qu’elle me fait faire. je trouve tout très difficile à faire. Je me souviens que mon ventre représente une très grosse gene pour presque tous les mouvements qu’elle me fait faire. Je m’attends à ce qu’elle me propose des options comme le font certains coach pour ce que je n’arrive pas à faire. Il n’e, est rien et je comprends maintenant que c’est mieux ainsi.

Elle me fait faire un ensemble d’exercices pour travailler les étirements des jambes, des bras, épaule, du dos, … et des exercices plus difficile de travail musculaire, toujours très complet, bras, jambes, …. C’est dur. Je souffre mais je sens que ça me fait du bien qu’elle ait l’air de penser que je peux y arriver.

Ce que j’ai appris de plus important durant cette année de coaching c’est « pas à pas ».

En effet j,avais deja essayer de faire du sport de façon plus soutenu, soit seule, soit en cours en salle, mais j’avais le sentiment qu’il fallait que je force. Avec cette nouvelle approche plus douce et plus efficace, je comprends qu’il faut juste que je fasse de mon mieux et que chaque fois j’irai un peu plus loin.

C’est ma première expérience avec une coach privée mais en ces périodes très particulière de confinement je n’avais pas vraiment le choix. Les salles de sport sont fermées et je suis très décidée à en finir avec cette histoire de surpoids, d’obésité qui me ronge la vie. C’est tout de même un sacré budget mais je décide de continuer ainsi.

En Novembre 2019 nous sommes confinés mais je continue avec Manon à la maison, ça me donne beaucoup de bien-être. Je travaille avec des poids, la remise en forme, souplesse et étirements.

Je me suis acheté des habits de sport en couleur pour me mettre un peu plus de joie. J’ai pris toute une gamme en rose et mauve. Nouveau pantalon, nouveaux tee-shirt, nouvelles vestes. Je commence à intégrer l’idée de me faire du bien, de me respecter et de me donner de l’amour. En rose je me sens vivante et ça me donne de la joie et dans la joie l’effort est plus facile.

La mesures de mes mollets, cuisses, hanches, taille, …. montrent un léger mieux alors que le poids sur la balance est toujours le même. Je sens que je vais déjà mieux. Le fait de ne pas perdre en poids commence à m’agacer. Mon ventre continue de me gêner. Je communique beaucoup sur les réseaux sociaux, à la fois pour informer mes proches de ce que j’ai entrepris et pour me mettre un challenge.

Avec le confinement, les sorties sont restreintes mais je continue de marcher dès que je peux, je cherche des endroits sympas pour tirer profit de chaque instant. Je sens que mon esprit va déjà bien mieux. Je reste très positive alors qu’autour de moi je sens les ravages de la pandémie et des confinements. La boucle vertueuse est enclenchée.

Avec l’activité physique vient le plaisir, l’endorphine que je dégage? Avec l’endorphine vient le bien-être et l’envie d’aller encore mieux. Ca me donne de l’énergie pour faire du sport et le sport me donne l’énergie de vivre. Le poids est toujours à 83kG. Va m’agace mais je continue.

Tous les mardis, je fais une heure de remise en forme avec ma coach. Yoga, pilates et étirements. Je sens que ça me fais du bien, je me sens plus en forme mais je ne perds pas de poids.

Le samedi je fais du sport avec ma fille, mon mari et mes amies. Le soutien de mes proches est précieux.

L’hiver arrive et je continue le sport en extérieur. Je n’ai pas vraiment le choix car les salles de sport sont toujours fermées. Dans mon garage je trouve un vieux vélo et je me demande si je peux en faire. La dernière fois que je suis montée sur un vélo remonte à très longtemps. Déjà avec l’obésité, l’image de mon corps trop gros sur un vélo me semble insoutenable. J’ai honte de dire ça maintenant mais je n’osais même pas monter dessus.

Et puis avec mes genoux arthrosiques, l’orthopédiste m’avait dit de me limiter à la marche. C’était déjà bien compliqué comme ça. Alors le vélo était devenu impensable, comme le ski, les promenades sur les rochers, la course à pieds, …

Un jour de décembre je découvre que j’arrive à faire du vélo. Quelle joie !

Je réalise que les choses peuvent changer. Mon poids est toujours à 83kg mais mon corps se muscle et se renforce. Le plaisir revient. La joie de bouger comme quand j’étais enfant reprend sa place. Nous avons toutes et tous en nous l’enfant que nous étions qui dort et ne demande qu’à se réveiller pour se remettre à jouer, à courir, à faire du vélo. Je commande un vélo neuf pour Noel.

L’hiver est froid mais je me sens de mieux en mieux et je n’imagine même plus arrêter.

Les mardis de coaching personnalisés commencent à se ressembler et je ne perds toujours pas de poids. Mon moral commence à devenir aussi gris que mon pull.

Manon me propose de me guider sur un ré-équilibrage alimentaire. OK, on va mettre ça en place après les fêtes. Je sens une nouvelle motivation monter en moi. Je teste le jeun intermittent pendant les fêtes pour ne pas grossir… Et je perds 3 kg. Je démarre le ré-équilibrage alimentaire à 79kg.

Manon me prépare mon programme adapté et je vais faire mes premières courses de ma nouvelle vie alimentaire bien équilibrée. Le sport c’est bien mais ça ne suffit pas toujours. Dans mon cas, il va falloir mettre un grand coup pour lancer la machine en sens inverse.

Pour la première partie, avec la détox, je choisis un fournisseur de fruit et légumes Bio qui propose un très large choix de produit de qualité. Je ne vais manger que des fruits et des légumes pendant quelques temps, le temps nécessaire au décrichage, il faut que je me fasse plaisir avec les produits.

C’est un budget mais d’un autre côté pendant quelques semaines je ne mangerai ni fromage, ni viande, ni graisse. Donc l’un dans l’autre je calcule que je vais plutôt faire des économie.

Je publie mes recettes pour me motiver et informer mes amis et mes proches qu’il se passe quelque chose dans ma vie.

Je recherche le plaisir dans chaque petite chose de la vie. Pour mes repas, je joue avec les couleurs, les gouts et les odeurs.

Je publie toujours mes coaching avec Manon et je garde le morale malgré le mauvais temps.

Les jours se ressemblent… et chaque repas est l’objet de réflexion pour donner un peu de magie à mes assiettes de légumes crus et cuits, sans huile d’olive, sans pain, sans viande, ….

Premiers signaux positifs, je perds enfin du poids. Ça va même assez vite. En deux semaines je suis passée de 79 à 75kg. C’est incroyable. Je suis euphorique.

Je joue de la situation pour garder la gaité dans mon esprit, je joue avec les couleurs des aliments, je joue avec les formes et je publie toujours pour trouver le soutien de mes proches et leur compréhension sur ma démarche.

Je perds du poids mais je me sens toujours très lourde, très forte et je me prends à rêver ouvertement sur un retour à une taille tout à fait « sexy ». A ce moment là je ne rêve que d’une chose : peser 60kg.

« PAS A PAS » me répète Manon, et pas à pas je continue, sans rien lâcher, toujours dans la discipline. Je sors enfin de la zone « obèse » pour entrer dans la zone « surpoids ».

Je me sens aussi petit à petit sortir d’une zone « à risque » pour le covid mais aussi pour la plupart des maladies.

Je vois les effets de la perte de poids. La ceinture correspond, non pas au début de cette nouvelle démarche, mais à mon poids max, c’est à dire à 2016 / 2017. Tout de même, ça motive.

En février Manon me fait ré-introduire huile, viande et féculents progressivement et je prends de nouveaux repères alimentaires. Je construit mes repas pour ma nouvelle vie.

Petit à petit je découvre quels sont les aliments que je digère mal, ceux qui me font mal au ventre, ceux au contraire qui m’apportent de l’énergie et du plaisir.

Je suis alors totalement grisée de dopamine ou d’endorphine, entre la perte de poids qui me remplit de joie et le bien être apporté par l’activité, je ne sens plus de difficultés à atteindre mes objectifs.

Je commence à y croire, je retrouve le moral au fond de moi. Je continue de jouer avec les gouts et les couleurs pour que mes repas soient une vraie fête. Je me mets à faire un peu de Yoga en plus du coaching du mardi, du sport du samedi et du Taichi du mercredi.

Le sport devient un vrai plaisir, mon corps le réclame. Je me sens de mieux en mieux. Je sens une super énergie se réveiller en moi.

Ca y est enfin je peux aller dans les magasins m’acheter des habits qui me font plaisirs, je commence à me sentir bien dans mon corps. Ça valait bien deux mois d’efforts.

Du coup je me rachète des habits de sport. Une gamme de bleu et vert pour bien marquer le changement avec ma phase rose et mauve. Il se passe beaucoup de chose dans la tête et il faut en jouer. Je me trouve belle dans mes nouveaux habits de sport et ça me donne encore plus envie de continuer. Je suis comme dopée. Mon cerveau baigne dans l’endorphine et je suis très heureuse.

L’activité et l’amitié sont devenu les priorités de ma nouvelle vie, et je commence de nouveau à m’autoriser des petits plaisirs raisonnables dans leur qualité. Ce matin là c’était datte au chocolat. Je me sens de mieux en mieux.

Je me sens bien dans mon corps, je fais du vélo de plus en plus souvent. Le père Noel m’ayant apporté mon nouveau vélo je sors même quand il fait froid. Je fais des petites pointes de vitesse et je monte vers les remparts pour avoir à pédaler contre la pente. ainsi, même si cet effort n’est que de très courte durée il fait battre mon coeur très vite. Je me sens vivante.

J’approuve un réel plaisir à faire des activités, je me lève tôt pour profiter de la vie. Je suis pleine d’énergie.

Et enfin, ça y est!!!

Je sors de la zone de « surpoids ». C’est une vraie fierté.

C’est le printemps, tout ça est allé finalement assez vite, pas à pas je perds du poids.

Mais je ne veux rien lâcher. Maintenant je me suis fixé un nouvel objectif, descendre jusqu’à 55kg.

Je continue le sport et je ma nouvelle façon de manger :

  • pas de sucre (sauf le miel que j’aime trop)
  • pas de produit transformé
  • pas de gluten donc pas de pain blanc
  • pas de graisse ajoutée sauf 1 CS d’huile d’olive
  • pas de viande le soir

Je digère plus facilement. Je dors mieux.

Je commence à voir ma vie autrement, je vois les belles choses simples qui m’entourent et me donnent du plaisir.

Je me penche sur des lectures qui vont m’aider, la méditation de plein conscience par exemple. Je regarde juste autour de moi et j’apprends à savourer ce qui est là. Je prends du plaisir à passer un moment très simple avec mon chat. Tout simplement.

Mon mari aussi se met à me voir autrement.

Ma silhouette se mets soudain à vraiment changer. Je me trouve presque maigre, il faut vraiment changer mes habits.

Je continue le sport, surtout ne rien lâcher tant qu’on n’est pas arrivé, on n’est pas arrivé.

Pour tenir le coup tout ce temps, je m’étais promis un joli blouson. Je le regardais souvent en photo.

J’ai perdu 25 kg.

Le grand jour est arrivé, je vais chercher mon blouson en taille M chez Harley. Je l’ai vraiment bien mérité.

Ma vie est devenue vraiment chouette, je peux enfin faire du paddle. L’an dernier, le simple fait de me mettre debout dessus était tout simplement impossible.

Ma joie est inimaginable. Je ne veux plus retourner en arrière.

Finalement tout ça est allé assez vite.

Je suis heureuse, je me remets à porter des robes.

Je me tourne vers de nouvelles activités, ici une mini planche faite pour un poids de 55Kg. He oui, ça y est je fait 55 kg.

Je suis prête pour les 30 prochaines années.

Ça valait le coup !!

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Activité physique

Les bénéfices de l’activité physique

A 55 ans, en surpoids, avec une activité sédentaire et un diabète naissant, la question de l’activité physique se pose.

L’activité physique fait partie intégrante du traitement du diabète au même titre qu’une alimentation équilibrée et que la médication. Certains diabétiques peuvent normaliser leur glycémie et éviter la prise de médicament ou, le cas échéant, en diminuer le dosage.

C’est mon cas.

En effet, après plusieurs mois de traitement à la Metformine dont je ne supportais pas les effets secondaires, j’ai (sous le contrôle médical de « Généraliste bien-aimée »), arrêté le traitement.

J’ai repris la natation. Je me suis mise à marcher régulièrement. J’ai continué le Tai Chi.

Nager c'est bouger
Nager c’est bouger

Avec la mise en place d’une nouvelle façon de vivre plus active et une alimentation rigoureusement alignée sur les recommandations de la diététicienne de l’Hôpital, j’ai arrêté le traitement et à ce jour, un an plus tard, la glycémie à jeun et l’hémoglobine glyquée sont dans l’objectif.

Pour moi, l’activité physique a normalisé la glycémie et évité la prise de médicament.

« Manger – Bouger », tout le monde en parle, ce n’est pas une découverte. Mais ça veut dire quoi? Comment bouger quand on a 55 ans et qu’on est en surpoids? Combien de temps? A quelle fréquence?

Pour ma part, j’ai choisi de suivre les recommandations de l’OMS et de marcher 10000 pas par jour (soit 8km – environ 1 à 2 heures).

balade balade balade
balade balade balade

 

L’objectif s’exprime en pas plutôt qu’en distance, à cause de la diversité des tailles et de la longueur de foulée : une promenade de deux kilomètres ne représente pas la même dépense énergétique pour une personne de petite taille que pour une personne de grande taille. Mais si chacune marche 10 000 pas, elle en retirera des bénéfices similaires, même si la distance parcourue est différente.

Ce qui est bon pour le diabétique est bon pour tous!!

« MARCHER c’est simple mais efficace, selon une étude néozélandaise : une promenade de 10 minutes après le repas permet de mieux contrôler sa glycémie, lorsqu’on est diabétique de type 2. Marcher juste après le dîner serait plus efficace  pour le contrôle de la glycémie que marcher à un autre moment de la journée. « 

Je continue également d’aller 2 à 3 fois par semaine au Tai Chi dont personne ne dit que c’est bon pour lutter contre le diabète ou l’obésité mais qui me permet en douceur de faire bouger mon corps et de sentir petit à petit arriver les signes d’un mieux être.

Tai chi l'activité physique de diabétique
Tai chi l’activité physique de diabétique

 

 

Activité physique pour mon diabète

Maintenant que j’ai compris que je dois bouger tout le temps, il me reste à choisir les activités physiques.

Il en existe de plusieurs formes :

Activité Cardio : solliciter les mêmes groupes musculaires pendant plus de 10 minutes pour augmenter la dépense d’énergie, diminuer les risques cardiovasculaires, reins, yeux, nerfs… en danger chez le diabétique.

Danse, marche, natation, patinage, raquettes, ski de fond, vélo,… Moi, je choisis la natation et la marche. Tous les jours je sors et je marche. Objectif 10 000 pas et une fois par semaine je nage 30 mn avec pour objectif de passer à 150 minutes actives par semaine.

activité physique pour diabétique la piscine
Agréable activité physique pour diabétique

Activité de musculation qui consiste à appliquer une force contre une résistance en mouvements brefs et répétés pour améliorer la force et la posture et avoir un meilleur contrôle glycémique.

Ramasser des feuilles, monter des escaliers, faire des pompes, utiliser des  poids… Moi je choisis les escaliers. Dans ma balade quotidienne, je veille à passer par un maximum d’escaliers.

Escalier pour la musculation des jambes
Escalier pour la musculation des jambes

Comme recommandé par Diabète Québec, j’introduis dans ma marche et ma natation des moments pour améliorer la flexibilité et des moments de forte intensité.

Pour éviter les montées de glycémie due à l’hormone du stress lors des activités de forte intensité, je bois avant, pendant et après mes activités physiques et je régule tout au long de la journée afin de ne pas non plus trop boire ni déséquilibrer la tension.

Régularité de mouvement est devenue ma nouvelle règle de vie.

Mais chez le diabétique il n’y a pas que l’activité physique et l’alimentation à surveiller.

Le diabète va me rendre sensible à toutes sortes de maladies et d’infections.