Diabétiques qui sommes nous ?

En France nous sommes plus de 3 millions de diabétiques.

diabétique qui sommes nous ?
Diabétiques qui sommes nous ?

Cette maladie, le diabète, est grave de par ses complications : annuellement près de 8 000 personnes amputées, plus de 12 000 personnes hospitalisées pour infarctus du myocarde, plus de 34 600 décès liés au diabète. Grave mais pas irrémédiable.

Soit par manque d’insuline fabriquée par le pancréas, soit parce que les cellules sont devenues résistantes à l’insuline, le sucre reste dans le sang chez les diabétiques. Il provoque alors des dégâts dans les vaisseaux sanguins entraînant des problèmes. Les organes sont alors mal irrigués. Cela provoque des problèmes de reins, de foie, de cœur, abîme les yeux et peut rendre aveugle. Les extrémités des membres perdent leur sensibilité et peuvent se gangrener. C’est pourquoi le diabète est la première cause d’amputation en France.

Pour ma part, j’ai découvert mon diabète en essayant de perdre du poids en automne 2016. Malgré mes efforts, je ne perds pas un gramme.

Anne été 2017
Anne été 2017

Printemps 2017, « Généraliste bien-aimée » pense à une insulinorésistance et la prise de sang régulière que je fais pour le suivi du cholestérol est complétée par une mesure de glycémie.

Elle est supérieure à 1, 3. Pour une glycémie à jeun, c’est trop haut.

Il n’existe pas de règle universelle, mais la Haute autorité de santé (H.A.S.) recommande des objectifs glycémiques fixés entre 0, 70 et 1, 20 g/l avant les repas et 1, 80 mg/dl après les repas. Pour une personne comme moi, le diabète de type 2 est défini par une glycémie > à 1,26 g/l après un jeûne de 8 heures et vérifiée à deux reprises.

Avec 1, 3  la sentence tombe : Diabète de type2.

« Généraliste bien-aimée » m’envoie donc consulter l’expert des glandes en tous genres : l’endocrinologue.

Celui-ci me dit qu’il va falloir que je fasse certaines modifications dans mon organisation de vie et m’inscrit au programme de formation de l’hôpital.

Une nouvelle vie va commencer pour moi.

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Glycémie et diabète

Certaines substances comme l’insuline font diminuer la glycémie, tandis que d’autres, comme le glucagon ou l’adrénaline la font augmenter. L’alimentation et l’activité physique influent également sur la glycémie.

Chez une personne non diabétique, le pancréas produit de l’insuline en fonction des variations de la glycémie, cela évite à la glycémie de descendre trop bas.

Pour nous, les diabétiques, ce système ne fonctionne pas correctement. Nous devons donc agir sur différents axes :

  • Médicaments
  • Activité physique
  • Sensation / émotion
  • Alimentation

Le dosage des médicaments chez les personnes atteintes de diabète est fondamental pour l’équilibre glycémique. Il ne fait en aucun cas l’objet de ce blog.

Une activité physique fait baisser la glycémie (le simple fait de bouger contribue à faire baisser la glycémie). Mais attention !! Une activité intense peut conduire à une hypoglycémie.

Les sensations et émotions font, au contraire, monter la glycémie. Une émotion ou sensation forte (infection, douleur, stress, joie ou tristesse intense, annonce d’une bonne ou mauvaise nouvelle) peut conduire à une hyperglycémie.

L’alimentation joue un rôle essentiel également puisque c’est par elle que le corps va ingérer le sucre. Le tout va être de savoir quand et comment donner du sucre à mon corps pour répondre à ses besoins en restant dans le bon équilibre.

Comment contrôler la glycémie ?

Le contrôle porte sur la glycémie à jeun, qui est une mesure instantanée, et sur l’hémoglobine glyquée qui est une moyenne sur 3 mois.

Ce contrôle est indispensable dans le diabète de type 1, nécessaire dans le diabète de type 2 insulinotraité et variable pour les diabétiques de type 2 non insulinotraités.

Pour mémoire, la mesure de la glycémie à jeun doit être entre 0, 7 et 1, 1 (1, 4 après un repas). En dessous de 0, 7 c’est l’hypoglycémie et au-dessus de 1, 1 c’est l’hyperglycémie.

C’est  « Généraliste bien-aimée » qui détermine les objectifs ainsi que la fréquence de mesure.

Pour moi, l’objectif d’hémoglobine glyquée a été fixé à 7% avec une mesure tous les 3 mois.

Je suis également équipée d’un testeur électronique qui permet de mesurer la glycémie à jeun le matin. Théoriquement il faut faire une mesure maximum par jour pour être couvert par la sécu.

Je trouve que ce n’est pas facile de comprendre comment se comporte ma glycémie dans la journée, après les repas, après une activité sportive, après une activité intense, …. avec une seule bandelette par jour.

Je décide de tester ma glycémie le matin comme recommandé, mais certains jours de garder la bandelette pour tester 2 heures après le repas, et certains jours de tester après être allée faire des longueurs à la piscine.

ÉTONNANT !!! La glycémie après le sport peut réserver des surprises.

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Formation « Éducation thérapeutique sur le diabète »

Sur les recommandations de l’endocrinologue, en 2017, j’ai suivi une formation Éducation thérapeutique sur le diabète  proposée par le service Diabétologie-Endocrinologie de l’hôpital d’Antibes. J’ai enfin appris à manger et à bouger.

Soyons clairs, le traitement du diabète porte sur 3 axes :

  • Médicaments
  • Alimentation
  • Activité

N’étant pas médecin, je ne me permet pas de parler des médicaments.

Dans ce blog, je reporte ce que j’ai appris pour bien manger et bien bouger.

Les clefs pour bien manger

bien manger et se faire plaisir
bien manger et se faire plaisir

Chaque repas met en marche le système digestif et de nombreux organes. Pour éviter de fatiguer inutilement nos organes, il faut limiter les repas.
>> Trois repas par jour à heures régulières

Lorsque nous avons faim entre les repas, nous sommes tentés de manger un peu n’importe quoi.
>> Chaque repas doit permettre de tenir jusqu’au repas suivant

Les glucides, mal assimilés par nous autres diabétiques, doivent être régulés le plus naturellement possible pour que l’apport en énergie nécessaire à notre corps soit étalé dans le temps. Les glucides ne sont pas assimilés à la même vitesse suivant qu’ils viennent d’un fruit, d’un verre de lait ou encore d’un bol de riz.
>> Chaque repas doit être complet et équilibré

Un repas avec des protéines mais pas trop, des féculents juste ce qu’il faut, des fibres, et puis quoi encore ???? 3 fois par jour !!!
Le frigo est vide, il est 7 heures du soir qu’est-ce que je fais?
>> Prévoir ses repas à l’avance

Les clefs pour bien bouger

Certaines activité sont simples à faire comme marcher mais consomment peu de calories, d’autres sont plus intenses comme la gym en salle mais nécessitent une motivation plus importante.
>> Choisir une activité qui nous fait plaisir

Bouger veut dire bouger
Bouger veut dire bouger, moi je choisis le Tai Chi et la marche

Notre vie technologique nous sédentarise. Pour nous, les diabétiques, il est urgent d’inverser le mouvement et de se recréer des gestes pour bouger, se lever pour changer la chaine de la télé, débarrasser la table en faisant plusieurs allers-retours, éviter les ascenseurs, …
>> Se créer des gestes inutiles pour s’obliger à bouger

Une activité intense génère de l’adrénaline qui fait augmenter la glycémie. Le corps déstocke la graisse qu’il transforme en sucre dans le but d’alimenter les muscles en action. Chez un diabétique, ce sucre est mal assimilé et il est nécessaire d’éliminer cet excès de sucre en buvant.
>> Boire régulièrement en cas d’activité intense

Mais boire trop fait monter la tension, ce qui peut créer des soucis chez un hypertendu. La quantité de liquide à assimiler inclut les liquides contenus dans les aliments, les tasses de thé, de café, les fruits, …
>> Boire suffisamment mais sans excès et surtout régulièrement

 

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Hémoglobine glyquée

Hémoglobine glyquée quel mot complexe. Lors de mon premier rendez-vous avec l’endocrinologue, l' »Expert des glandes et des hormones », me prescrit une analyse sanguine avec une mesure de glycémie à jeun et une mesure de l’hémoglobine glyquée.

Lors de ce rendez-vous, je parle de l’hérédité, un père diabétique, qui lui-même a un père diabétique, qui lui-même a une mère diabétique, … une histoire de famille.

Mais jusque la, hérédité n’impose pas fatalité. Je fais donc cette prise de sang et l’apporte au deuxième rendez-vous. Je reste optimiste.

Donc, l’hémoglobine glyquée c’est quoi ?

Je fouille sur le Web pour comprendre que pour faire simple l’hémoglobine glyquée est une moyenne calculée sur les trois derniers mois.

Cela permet de voir si globalement la glycémie est bonne, s’il n’y a pas trop de glucose dans le sang.

J’en avais entendu parler par mon Papa diabétique.
Ah! l’hérédité du diabète…

… en parlant d’hérédité, il y a un trouble qui est lui aussi héréditaire : l’apnée du sommeil.

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Et la tête – Alouette ?

Et la tête dans tout ça ?

J’aurais aussi pu appeler cette partie diabète et dépression mais en fait je ne sais pas si c’est la dépression qui contribue au déclenchement du diabète ou le choc du diagnostic qui déclenche une dépression.

J’aurais aussi pu appeler cette partie apnée et Alzheimer car j’ai été très troublée par les nombreux articles sur j’ai lus sur sur le sujet. Je suis assez horrifiée de penser aux dégâts causés sur un cerveau mal oxygéné.

Diabète et dépression
Diabète et dépression

Dans mon environnement il y a une personne qui ne dit rien. Avoir une « personne qui ne dit rien » est plutôt bon. Cela peut être un mari ou une femme, une meilleure amie ou un collègue, ou encore un bon vieux psy. Moi j’avais une psy sous la main.

Ma psy ne répond jamais quand je lui demande comment elle va. Elle ne me répond d’ailleurs jamais quand je lui pose des questions. Elle ne dit rien non plus quand je lui parle. Elle ne me coupe jamais la parole, ne se moque jamais de moi, … C’est plutôt pratique comme ça je peux pleurer, rire ou me mettre en colère. Elle ne dit rien.

Quand, en 2017, j’ai appris que j’étais diabétique, cela a été un vrai coup dur. Cette épée de Damoclès  me pendait au dessus de la tête, je le savais : un papa diabétique dont le père diabétique était lui-même le fils d’une diabétique…

Mais une chose est de savoir que le diabète est héréditaire, une autre est d’accepter de l’avoir. Cette maladie peut me rendre aveugle si je ne la soigne pas, je peux perdre une jambe, un rein, ma vie peut s’arrêter. Les complications sont terribles.

« Et pourtant la maladie est là ! » m’a dit un jour ma psy.

Mais moi je n’en veux pas. Et il m’a fallu du temps pour l’accepter. L’ai-je acceptée ?  Il m’a fallu parler avec une « personne qui ne dit rien », il m’a fallu pleurer, rire, bouder sans doute.

Et quand, en 2018, j’ai appris que je faisais des apnées du sommeil cela a été encore une fois un vrai coup dur.

Quand j’ai compris le lien diabète – apnée, j’étais furieuse! Furieuse que ces maladies soient si mal diagnostiquées, furieuse de penser aux dégâts que fait l’apnée sur tout mon corps, sur mon pancréas en déclenchant ce diabète…

… et surtout sur ma tête. Alouette.

Comment retrouver la sérénité
Comment retrouver la sérénité ?

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Diabète – mycoses et infections

Au printemps 2014 j’ai été embêtée pour la première fois de ma vie par une infection urinaire.  En automne 2015 par une mycose. Puis de nouveau une mycose en automne 2016. Au printemps 2017 j’apprends que je suis diabétique et que le déséquilibre du diabète entraîne la présence de sucre dans les urines, ce qui favorise le développement de champignons, … inflammations, …. douleurs et démangeaisons.

Depuis que j’équilibre ma glycémie, je n’ai plus de soucis de ce côté-là.

De façon générale, le diabète peut perturber la vie sexuelle et intime mais ce n’est pas l’objet de ce blog.

Je retiens surtout que nous, les diabétiques, sommes plus facilement atteints par des infections.

Il nous faut donc être très attentifs et surtout garder en ligne de mire l’équilibrage de la glycémie.

 

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