Obésité et diabète

Avant d’être diabétique, je suis une femme. Et en plus d’être une femme, je suis obèse. Je n’aime pas du tout ce mot mais il est vrai.

L’obésité selon l’OMS concerne une personne ayant un IMC de 30 ou plus, une personne dont l’IMC est égal ou supérieur à 25 est considérée comme étant en surpoids.  > Calculer mon IMC

Dans mon cas il s’agit d’une obésité sévère puisqu’en 2017 je pèse 97kg pour mes 1, 59cm.

Faire attention et pas maigrir
Faire attention et pas maigrir

Ce n’est pas faute d’avoir fait des efforts et des restrictions, pas de charcuterie, peu de fromage, pas de plats cuisinés, je prépare moi-même nos repas à partir de produits frais. Je ne grignote pas. Je mange peu de pain. Je bois de la bière, du vin et des boissons gazeuses. Je sucre mon thé le matin. Je mange des fruits et des légumes.

« Généraliste bien-aimée », à qui je donne la liste détaillée de mes menus, coche alors ce qui peut encore être réduit ou supprimé. J’applique ses recommandations, (pour être honnête, à l’exception de la consommation d’alcool le soir) mais sans résultats. Au bout de 2 ou 3 mois sans réduction de poids elle évoque l’hypothèse de l’insulino-résistance.

L’analyse de sang confirme son doute : la glycémie à jeun est trop élevée.

Suit alors le rendez-vous chez l’endocrinologue qui confirme le diagnostique : je suis diabétique !

Coïncidence avec la ménopause ?

En tout cas il semble que la graisse du tour de taille entraîne une moins bonne action de l’insuline (insulino-résistance) et une augmentation de la glycémie.

Est-ce l’obésité qui crée le diabète ou le diabète qui rend obèse ?

Dans les deux cas, la question de l’activité physique est posée. Elle l’est aussi dans la lutte contre le cholestérol qui accompagne malheureusement souvent les obèses et les diabétiques.

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Marcher… Marcher… Marcher…

Évidemment je ne dispose pas de 1 à 2 heures à consacrer à la marche, même si ma santé en dépend. Il a fallu m’organiser et changer beaucoup d’habitudes. Pour cela j’ai été aidée et soutenue par la psychologue de l’hôpital du programme Éducation thérapeutique sur le diabète.

Sa première recommandation a été « sortir marcher chaque jour ». Au début, la sortie a été limitée au bout de la rue pour aller chercher le pain. Puis petit à petit, j’ai introduit des détours pour rallonger ce parcours. A cette sortie quotidienne j’ai ajouté, les matins où j’en avais le temps, un petit tour de 15 mn avant le boulot.

La psychologue de l’hôpital m’a parlé des « gestes inutiles ». L’idée est d’ajouter à tout ce que je fais dans la journée des gestes inutiles dont le seul but est de me faire bouger. Par exemple, placer mon agenda de l’autre côté de mon bureau afin de m’obliger à me lever à chaque fois que j’ai besoin d’y noter un rendez-vous.

Au début ça m’a paru idiot et une belle perte de temps, mais à chaque fois que je me levais, je sentais mon corps respirer, satisfait de ressentir le sang circuler, les articulations ankylosées  se débloquer, les muscles bouger, bref faire ce pourquoi le corps est fait : BOUGER.

Ça y est. J’ai compris. « Bouger » ça veut dire « bouger ». Ne pas rester assise. Me lever. Marcher. Me tourner. Lever un bras. Tourner la tête.

Personne ne laisserait sa voiture au garage toute l’année pour la sortir une fois l’an et rouler 10 000 km d’une traite. Personne ne laisserait sa maison sans chauffage toute l’année pour mettre en route les radiateurs à fond et la chauffer à 30°.

Il en va de même pour mon corps. Il ne veut pas que je travaille assise toute la journée, jour après jour, pour faire un footing une fois par semaine en donnant tout ce que j’ai, essoufflée, le visage rouge et à bout de force.

Mon corps a juste besoin d’être en activité permanente.

Si la vie actuelle nous sédentarise, à nous de trouver des solutions. Pas question de bloquer une ou deux heures à marcher. Par contre il est bien question de transformer 1 à 2 heures que je passe immobile, assise, couchée ou debout, à faire la même chose debout et en bougeant.

Dans la queue au supermarché, je bouge sur mes pieds d’un léger balancement en avant / arrière ou sur le côté, je bouge mes doigts et mes poignets en profitant pour travailler un peu l’assouplissement des articulations.

marcher marcher marcher
marcher marcher marcher

Mais la pratique d’une activité physique peut aussi avoir des effets inattendus.

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Bien manger avec le jeu des 7 familles

Pour retrouver un peu de sérénité on va s’amuser à un jeu : le jeu des 7 familles.

Comme tout le monde connait les règles, je ne vais pas m’étendre… Il faut un membre de chaque famille.

Commençons le jeu.

Il existe 7 familles d’aliments :

  • Sucres
  • Matières grasses
  • Viandes et poissons
  • Produits laitiers
  • Légumes et fruits
  • Féculents et céréales
  • Boissons

Le but va être de composer un repas avec un aliment de chaque famille. Et si on ne l’a pas on pioche chez son voisin. Et puis ça tourne, c’est au tour du suivant et à la fin celui qui a fait le plus de familles a gagné 10 à 15 ans d’espérance de vie.

Ça vaut le coup non?

Bien manger avec le jeu des 7 familles

Il existe 7 familles d’aliments :

Bien manger avec le jeu des 7 familles
Bien manger avec le jeu des 7 familles : issu de Diabète & MNT

Ce graphique est très visuel car il permet de vérifier qu’on a bien composé son repas avec un élément de chaque famille et il structure les proportions.

Apports en sucre des familles d’aliments

Lors d’ateliers à l’hôpital, j’apprends comment construire des repas équilibrés.

Les aliments de chaque famille apportent presque tous du sucre sous une forme plus ou moins complexe. Un repas complet et équilibré doit être composé d’éléments de chacune de ces familles d’aliments.

Par exemple le sucre apporte du sucre « rapide » assimilable immédiatement, les fruits apportent du fructose qui s’assimile un peu moins vite, le lactose issu des produits laitiers est un sucre également. En bout de chaine, les féculents apportent un « sucre lent » dont l’assimilation va être répartie dans le temps grâce aux fibres apportées par les légumes.

Les végétariens remplacent la famille « Viandes – poissons – œufs » par des protéines végétales qui sont bien souvent puisées dans la famille « Céréales et féculents » très riche en sucres complexes.

Pour un diabétique, remplacer un aliment d’une famille dont l’apport de sucre est quasiment inexistant par un aliment d’une famille très riche en sucre risque de déséquilibrer la glycémie.

Mais pour une personne en surpoids, le choix des aliments doit aussi prendre en compte l’apport calorique. Pour un hypertendu, l’apport en sel, …

Et qu’en est-il du cholestérol ?

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