Marcher… Marcher… Marcher…

Évidemment je ne dispose pas de 1 à 2 heures à consacrer à la marche, même si ma santé en dépend. Il a fallu m’organiser et changer beaucoup d’habitudes. Pour cela j’ai été aidée et soutenue par la psychologue de l’hôpital du programme Éducation thérapeutique sur le diabète.

Sa première recommandation a été « sortir marcher chaque jour ». Au début, la sortie a été limitée au bout de la rue pour aller chercher le pain. Puis petit à petit, j’ai introduit des détours pour rallonger ce parcours. A cette sortie quotidienne j’ai ajouté, les matins où j’en avais le temps, un petit tour de 15 mn avant le boulot.

La psychologue de l’hôpital m’a parlé des « gestes inutiles ». L’idée est d’ajouter à tout ce que je fais dans la journée des gestes inutiles dont le seul but est de me faire bouger. Par exemple, placer mon agenda de l’autre côté de mon bureau afin de m’obliger à me lever à chaque fois que j’ai besoin d’y noter un rendez-vous.

Au début ça m’a paru idiot et une belle perte de temps, mais à chaque fois que je me levais, je sentais mon corps respirer, satisfait de ressentir le sang circuler, les articulations ankylosées  se débloquer, les muscles bouger, bref faire ce pourquoi le corps est fait : BOUGER.

Ça y est. J’ai compris. « Bouger » ça veut dire « bouger ». Ne pas rester assise. Me lever. Marcher. Me tourner. Lever un bras. Tourner la tête.

Personne ne laisserait sa voiture au garage toute l’année pour la sortir une fois l’an et rouler 10 000 km d’une traite. Personne ne laisserait sa maison sans chauffage toute l’année pour mettre en route les radiateurs à fond et la chauffer à 30°.

Il en va de même pour mon corps. Il ne veut pas que je travaille assise toute la journée, jour après jour, pour faire un footing une fois par semaine en donnant tout ce que j’ai, essoufflée, le visage rouge et à bout de force.

Mon corps a juste besoin d’être en activité permanente.

Si la vie actuelle nous sédentarise, à nous de trouver des solutions. Pas question de bloquer une ou deux heures à marcher. Par contre il est bien question de transformer 1 à 2 heures que je passe immobile, assise, couchée ou debout, à faire la même chose debout et en bougeant.

Dans la queue au supermarché, je bouge sur mes pieds d’un léger balancement en avant / arrière ou sur le côté, je bouge mes doigts et mes poignets en profitant pour travailler un peu l’assouplissement des articulations.

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Mais la pratique d’une activité physique peut aussi avoir des effets inattendus.

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